Mon midi, mon minuit - Anna Mc Partlin

Mon midi, mon minuit

Mon avis

Première fois que cela m’arrive, mais avant de rédiger cette critique, je suis allée voir ce que d’autres en disaient de ce livre. 

Touchée de près par le sujet, je me suis dit que je n’étais peut être pas assez objective et peut être trop centrée sur moi-même pour rester impartiale mais il s’avère que non, mon avis est partagé par bon nombre de lecte

Et puis, j’ai arrêté de lire les autres critiques. Je me suis dit que le plus important n’était pas de voir ce que les autres en avaient pensé et si mon avis était en accord avec celui des autres malgré l’épreuve que je traverse, mais que le plus important était de partager mes avis de lecture en fonction de ce que j’en avais pensé moi…

Alors, voici le verdict pour cette lecture tant attendue…

Autant j’ai été emportée par son autre roman « Les derniers jours de Rabbit Hayes » qui abordait le sujet difficile de la fin de vie, autant « Mon midi, mon minuit » ne m’a apporté que déception et lassitude.
En lisant le pitch et connaissant l’auteure, je m’étais dit: « Cette lecture va me faire du bien. Elle va peut être me permettre d’avancer et de peut être me retrouver au fil des pages ».

Il n’en est absolument rien.

A la lecture, on ressent une gêne assez rapidement car on réalise que le thème du deuil n’est en fait pas le thème central et du coup, passées les quelques premières pages, on est vite embarqués dans du romanesque justement et dans ce que j’appellerais une romance classique.

Emma est jeune, elle a 26 ans et elle perd John, son amoureux depuis ses 16 ans. On s’attendrait à ce que l’événement soit dramatique et destructeur mais la rapidité avec laquelle est évoquée le deuil et la rapidité avec laquelle les mois passent en quelques lignes font que le livre passe complètement à côté de cette notion là et on se retrouve donc très rapidement emporté dans une vie en décalage avec ce que le livre laissait supposer et avec ce que notre esprit est prêt à assimiler en si peu de pages.

Indépendamment de vouloir à tout prix que le livre parle de deuil, le sujet ne pouvait pas être ainsi présenté, ainsi balayé en quelques lignes. J’ai eu du coup l’impression de lire une histoire sans fonds d’une fille qui perd son compagnon, mais en fait, ce n’est pas si grave et reste au contact de ses amis répondant tous à un cliché: le couple d’amis uni, la copine éternelle célibataire qui n’arrive pas à garder un homme et le meilleur copain qui court après tout ce qui bouge. (Je vous rassure, je ne dévoile rien, c’est établi dès les premières pages   ).

Et du coup, ce qui aurait pu être un très bon livre s’avère être plat et tellement prévisible qu’il en devient décevant. Emma et John, c’est le jeune couple d’amis ensemble depuis des années et dont on se dit toujours « ils ont tellement de chance de s’être trouvés » mais en fait non. Pas tellement. Pas du tout?

Les dernières pages permettent de comprendre un peu la narration et ce choix de l’auteure mais en ce qui me concerne, cela n’a aucunement enlevé ce sentiment de gêne ressenti à la lecture et apparemment je ne suis pas la seule.


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